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Chercheurs du monde au Creusot - Le Journal de Saône et Loire

par Antoine Trapet - 30 janvier 2013

Le journal de Saône et Loire a publié un article sur sur le plateau robotique du Centre Universitaire Condorcet au Creusot.

L’Université de Bourgogne, par l’intermédiaire du centre Condorcet, possède entre ses murs les chercheurs de demain. Petite plongée au coeur de la vision artificielle.

Installée au bout du couloir, juste à côté de la salle de sports réservée aux étudiants du centre Condorcet, se trouve une petite salle. En apparence, elle ne présente aucune caractéristique distincte, sauf que… Derrière ces murs se déroulent des expériences qui pourraient faire évoluer le monde. « Cette salle est dédiée aux projets vision et robotique, précisent Cédric Demonceaux, enseignant-chercheur, et Ralph Seulin, ingénieur de recherche au CNRS. »

Nao, la grande star

Là, placés sous l’autorité de leurs deux responsables, des étudiants du monde entier viennent mettre en pratique tous les cours théoriques qu’ils ont potassés depuis des semaines. Ici, chacun travaille avec des robots qui roulent, qui marchent et qui volent. « Nous sommes spécialisés dans la vision pour la robotique, poursuivent les deux enseignants. Nous effectuons des recherches pour que les robots que nous utilisons apprennent à collecter de mieux en mieux des informations qui leur permettront, par la suite, de se déplacer sans problème dans un espace donné. »

Aider les robots à y voir plus clair

Dans les mains des onze étudiants népalais, indonésiens, indiens, chinois et malaisiens du Master computer vision se trouvent plusieurs machines plutôt étonnantes. Nao, la grande star, attire bien évidemment l’oeil avec son look reconnaissable entre tous de robot humanoïde. Mais on observe également des robots roulants, conçus à partir d’un aspirateur, ainsi que plusieurs types de drones dont certains sont capables de s’élever à plusieurs dizaines de mètres d’altitude. « Nous ne développons pas des robots de A à Z car cela demanderait un travail considérable, précise Ralph Seulin. Par contre, nous leur ajoutons notre spécialité. » Les étudiants creusotins offrent ainsi à ces machines la possibilité de percevoir leur environnement en profondeur. « On permet au robot de se localiser, de reconnaître des formes, même de suivre une personne. » Pour cela, un gros travail est réalisé sur la programmation, mais les membres de ces masters ne veulent pas négliger l’intégration. Un terme derrière lequel se cachent les actions destinées à faire en sorte que tous les organes discutent entre eux. Une partie qui demande des connaissances en électronique ou en automatismes. « Le problème de la robotique vient du fait que c’est pluri-disciplinaire. Chez nous, les étudiants abordent ces différents points. Et s’ils ne pourront pas développer une machine dans son intégralité à l’issue de leur formation, ils sauront néanmoins intégrer et apporter une solution efficace de vision. »

Cette salle, financée grâce à la Région Bourgogne, aux masters, au laboratoire LE2i de l’IUT et la Communauté urbaine, devrait connaître une activité de plus en plus fournie au fil des mois tant la recherche se développe à grande vitesse dans ce secteur. « La perception des robots s’améliore constamment grâce à des capteurs non-conventionnels (grand angle de vision, infrarouge, polarisation). De plus, on évolue vers la 3D, ce qui amènera encore une dimension supplémentaire.  »

[Plateau Robotique] - Revue de Presse Janvier 2013 - 627 ko


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